S'investir dans la transition écologique
Tenter de mettre sa vie en cohérence. Essayer de trouver un équilibre entre l’envie d’être acteur du changement tout en continuant à être intégré dans la société actuelle. Évoluer sans renier son histoire.
C’est cet équilibre difficile que nous tentons de trouver chez AtticorA.
Utiliser nos compétences pour construire l’habitat d’aujourd’hui qui sera celui de demain. Comprendre les enjeux et redéfinir les priorités de l’habitat.
Faire évoluer les parties des métiers qui doivent s’adapter, en gardant ce que nous savons faire de bien, d’efficace, de constructif, en modifiant ce qui doit l’être en fonction des contraintes rencontrées.
Vivre dignement de son travail
Devenir salarié associé, ou fournisseur associé, c’est essayer de trouver un intérêt dans son travail, comme chacun des maillons d’AtticorA. Ce pourrait être d’abord pour soi que nous choisissons de travailler à AtticorA.
Pour en vivre, mais aussi pour pouvoir vivre dignement de son travail. Parce que dignement, c’est être traité comme une fin en soi, pas comme un moyen.
Travailler chez AtticorA, c’est aussi participer à la définition de ce qu’est le travail. Le travail comme activité exigeant un effort soutenu qui vise à la modification des éléments naturels, à la création et/ou à la production de nouvelles choses, de nouvelles idées.
Serait-ce l’acte par lequel l’homme se produit lui-même ?
Telle la formule d’Économie Politique et Philosophie : « Toute la prétendue histoire du monde n’est rien d’autre que la production de l’homme par le travail humain. »
S'émanciper
Nous avons confié aux machines, en quelques siècles, le travail des esclaves d’antan. Pas par choix, mais par possibilité énergétique. Nous pouvons passer demain de la dépendance énergétique à l’indépendance par le travail. Réparti, équitable. Avec beaucoup d’huile de coude, de la volonté et un peu de panache.
Laisser aux machines ce que nous ne pouvons raisonnablement pas produire avec nos bras et nos cerveaux. Faire ce qui nous construit.
Le travail peut être un moyen d’émancipation. D’émancipation personnelle par la réalisation d’un objectif souhaité. D’émancipation sociale par la recherche d'équité de revenus et de conditions de travail quel que soit son rôle. D’émancipation collective en cultivant une interdépendance choisie au service du collectif.
Faire ensemble
Pour créer de l’habitat, ou d’ailleurs mener à bien la plupart des projets d’entreprise, il est nécessaire que plusieurs acteurs coopèrent.
Construire une simple maison, c’est l'utile intervention d’un architecte, d’un maçon, d’un charpentier, d’un menuisier, de personnes qui construisent et entretiennent les outils de production de l’entreprise, de personnes en charge des relations et partenariats, etc. Bref coopérer paraît inéluctable.
Mais comment coopérer lorsque, souvent, des intérêts individuels et des positionnements hétéroclites viennent s'accumuler autour d’un projet ? Comment les faire converger pour la bonne réalisation du projet ?
La SCIC propose une organisation où les intérêts individuels de chaque partie prenante cherchent à se réunir vers l’intérêt collectif porté par le projet d’AtticorA.
Pour créer de l’habitat, ou d’ailleurs mener à bien la plupart des projets d’entreprise, on saisit tous que plusieurs acteurs doivent coopérer.
Construire une simple maison, c’est la nécessaire intervention d’un architecte, d’un maçon, d’un charpentier, d’un menuisier, de personnes qui entretiennent les locaux de l’entreprise, ses machines, de chargés de relations commerciales, etc. Bref coopérer paraît inéluctable.
Mais comment coopérer lorsque souvent des intérêts individuels, des positions disparates viennent se greffer autour d’un projet ? Comment les faire converger pour la bonne réalisation du projet ?
Beaucoup d’entre nous ont l’expérience de la difficulté de la coordination des différents participants à un projet de construction.
Chacun au sein de son entité, maître d’œuvre public ou privé, cabinet d’architecte, entreprise spécialisée du bâtiment, commanditaire, chacun apporte sa pierre à l’édifice sans pour autant avoir le souci des intérêts de son voisin, ce qui rend souvent laborieuse la coordination des différents intervenants.
C’est pourquoi la SCIC fait le pari d’insuffler un intérêt collectif, qui vise à tisser des liens significatifs entre les différents intéressés qui adhèrent à son projet, ceux-ci étant représentés au sein des collèges de la société.
Si on se penche sur le collège des salariés, pour eux, il s’agit d’exercer un travail pour la réalisation d’un objet qui garantit, non seulement un salaire, mais aussi une autre denrée qui est le sens accordé à son travail.
Un salarié qui choisit de s’associer à la SCIC, c’est un salarié qui y trouve ses intérêts individuels conjointement à sa participation aux intérêts collectifs d’AtticorA auxquels il adhère. De même au sein des membres du collège des soutiens, les bénévoles donnent de leur énergie pour un projet commun dont la réussite leur assure une satisfaction personnelle.
D’autres parmi les soutiens ont placé leur épargne dans un actif pérenne en accord avec leurs valeurs. Percevant un revenu à titre individuel, ils ont la satisfaction de participer par là même à la viabilité économique et collective du projet d’AtticorA. Pour ce qui est du collège des habitants, ils bénéficient d’un habitat de qualité et des compétences de la société. Évidemment, par leur adhésion ils participent à la dynamique collective du projet.
Au sein du collège des fournisseurs, il s’agit d’établir une relation commerciale équitable. Ici il n‘est pas question de sous-traitance, mais d’un partenariat où chaque partie respecte les intérêts de chacun. Une fois de plus, il ne s’agit pas de poursuivre uniquement ses intérêts propres mais de les faire converger. Récemment, nous avons choisi de travailler en collaboration avec l’entreprise Battistel pour les travaux de maçonnerie. Notre volonté a été de mettre en place une relation durable d’égal à égal basée sur la confiance et une rémunération juste. Il est fait le pari que chacun y trouve son compte.
Ce partenariat a déjà porté ses fruits dans le cadre du chantier de la Rampe ( Nantes-en-Rattier) où les compétences de ce nouveau partenaire nous ont permis de faire face à la complexité du gros œuvre spécifique à ce chantier.
En ce qui concerne le collèges des collectivités territoriales, AtticorA peut être porteuse de projet ayant un intérêt public comme elle peut proposer ses compétences et ses valeurs pour permettre la réalisation de projets, qui émaneraient eux, de la sphère publique. Une fois de plus, il s’agit de nouer une relation de confiance et de proximité avec les collectivités pour favoriser la création de biens communs.
Ainsi, tout l’enjeu de l’ organisation en SCIC est de proposer une organisation où les intérêts individuels de chaque partie prenante convergent vers l’intérêt collectif porté par le projet d’AtticorA.
Pour faire une analogie, imaginez un groupe de musiciens qui auraient pour projet de jouer une symphonie et qui s’enregistreraient chacun chez soi. À l’écoute des pistes juxtaposées aurait-on la même musicalité que celle où ils joueraient collectivement et de concert sur scène.
Et si la SCIC nous permettait de construire de concert avec harmonie ?
Aurélien Gloria, janvier 2021,