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Les Montagn’Arts : le Woodstock Valbonnais

Les Montagn’Arts. Le jeu de mots valait le coup d’être trouvé, tout autant que la création de ce festival. Cette année, la célébration de cet événement du 13 au 15 mai 2016 aura une saveur toute particulière car ce sera la quinzième année ! Par les temps qui courent, où les subventions culturelles sont mises à mal, une telle survie est honorable. Et d’autant plus lorsqu’on connaît son histoire !

La première édition de ce festival s’est déroulé en 2001 – allez voir dans les archives, les prix sont encore en francs sur l’affiche ! – et se déroulaient dans différents endroits entre la Matheysine, le pays de Corps et les vallées du Valbonnais. Les artistes allaient à la rencontre des habitants de villages environnants. Ce n’est qu’en 2008 que le festival décide de se sédentariser, en élisant domicile au plan d’eau du village de Valbonnais, situé à 45 minutes de Grenoble, 15 minutes de La Mure et deux heures de Lyon.

L’équipe est constituée uniquement de bénévoles, et malgré toute leur motivation, ils angoissent… Ils se posent la question de tout organisateur d’événement : et si personne ne venait ? Pourtant, la première édition via ce nouveau format en 2008 peut les rassurer : ils ont reçu 1500 festivaliers sur trois jours, bien au-delà de leurs espérances. En 2015, ce sont plus de 10 000 personnes qui se sont déplacés de toute la France ! Année après année, l’équipe demeure bénévole. Seule une équipe de professionnels les accompagne durant les trois jours de festival pour s’occuper de l’image, des lumières, du son, etc.

Aucun objectif lucratif, simplement de l’amour, de la joie, du partage, … Le bonheur des festivaliers reçu par les bénévoles est une monnaie qui ne s’échange pas, m’apprend-on. Il paraitrait même que c’est cela qu’on appelle le bonheur. Prenez quelques minutes pour regarder leur trailer, et je vous mets au défi de résister à l’envie d’y aller !

Les Montagn’Arts accueillent petits et grands, enfants et parents, le temps d’un week-end, pour faire profiter à tous du cadre exceptionnel de la région. Le festival est sur le principe du « à la carte » et rime avec une pluralité de disciplines assez rare, pour ne pas dire inédite : il regroupe performances de scène interactives, théâtre, danse, chanson, … On y retrouve des noms de spectacles tous plus improbables les uns que les autres, et on a envie d’y aller pour comprendre ce qui se cache derrière : « Entre le zist et le geste », « Le délirium du papillon », « Ma vie de Grenier », … Ces derniers sont organisés par des compagnies professionnelles qui nous viennent aussi bien de Bretagne que du Midi-Pyrénées, mais il y a également des « sénés ouvertes » qui mettent en avant des artistes locaux tels que le lycée de la Matheysine ou l’harmonie muroise. Il y a également des temps d’échange dans le domaine du patrimoine, comme « Architecture et cadastre Napoléonien », « Fin du lâcher de peintre, verre de l’amitié » ou encore « Nez quelque part ». Il y a aussi un atelier pour apprendre le travail du bois, des ballades à bord de calèche ou des voyages sonores intimes…

Pour la nouvelle édition de ce festival hors du temps, le thème de la décoration se rapproche de l’activité d’Atticora : « être habiter : Habiter, habitat, habitant… sont les mots qui ont inspiré la commission déco cette année !!! Et si des habitants habitaient des habitations insolites… Ou si des habitats étranges étaient peuplés d’habitants rares… Et si les habitants du monde s’invitaient aux Montagn’Arts… » Voilà un extrait de leur présentation de l’édition 2016.

En adhésion totale avec les valeurs prônées par ce collectif, il ne me reste plus qu’à vous dire au week-end prochain !

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