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La skyrace des Matheysins, pour sportifs aguerris !

Dimanche dernier, le 8 mai, avait lieu la première Skyrace des Matheysins, connu sous le nom de « Trail Matheysin » par le passé. Il y a un premier parcours accessible au plus grand nombre, la Ronde des Marmottes, qui s’étale sur 12 kilomètres et 250 mètres de dénivelé. Pour les plus sportifs, il y a un parcours de 27 km pour 1900 mètres de grimpette. Le paysage est magnifique, on démarre de Saint-Honoré et on monte jusqu’à environ 2300m d’altitude en franchissant trois sommets : le Pérolier, le Tabor et le Piquet de Nantes. Puis on redescend doucement par le Piquet de Nantes et Nantes-en-Rattier pour retrouver notre point de départ. L’avantage de ce parcours est qu’on profite d’une vue imprenable avec une altitude de moyenne montagne la majeure partie du temps.

Le skyrunning est le même principe que le trail, mais avec un côté plus technique, aérien et engagé. Il ne s’agit pas d’être enclin à le faire si jamais vous avez peur du vide : en passant par le sentier du Diable – le nom donne envie de s’y rendre – c’est 600 m de dénivelé qui vous attendent sur un sentier large de 40 cm !

Avec ce nouveau format de skyrace, le niveau de la course s’est élevé d’un cran : 20 coureurs et coureuses de niveau international étaient présents. Ils sont mesurés grâce à l’ITRA – International Trail Running Association – qui permet de comparer les performances des coureurs, en fonction de la distance, du dénivelé, de la difficulté, etc. Cette année, deux français ont été sur le podium ! La première place s’est disputée entre Adrien Michaud et César Costa, un portugais, qui était présenté comme le favori de la compétition. Pour vous donner un ordre d’idée César Costa a un ITRA de 890 sur 1000 et celui du meilleur au monde, Killian Jornet, est de 937 sur 1000. C’est finalement Adrien Michaud qui a eu le dessus. Du côté féminin, c’est un triplé français qui a occupé le podium, remporté par Célia Chiron.

Entre les deux parcours, ce sont près de 300 participants qui étaient au départ de ce trail matheysin remis au goût du jour. Le directeur de course, Olivier Coudert, précise que le parcours ne s’adresse pas seulement à des professionnels. Même s’il faut de l’entraînement pour pouvoir prétendre à aller au bout d’une course pareille, le but est avant tout de prendre du plaisir et de profiter du paysage magnifique qui accompagne cette région.

Pour les plus flemmards ou moins sportifs – tout est une question de point de vue – desquels je fais peut-être partie, si jamais vous voulez avoir la vue que les sportifs ont de là-haut, vous pouvez également vous rendre directement au lac de Laffrey, à 20 minutes en voiture de Saint-Honoré, il va être temps de profiter de la température de l’eau qui va commencer à se réchauffer… On pensera donc à aller courir durant l’automne prochain mais l’inconvénient, c’est qu’il va commencer à faire moins chaud…

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